Biodiversité

Un atlas de la biodiversité communale (ABC) est en cours de réalisation sur la commune de Val-d’Aigoual. C’est une démarche qui permet de connaître, de préserver et de valoriser le patrimoine naturel de la commune. Au-delà d’un simple inventaire naturaliste, c’est un outil stratégique de l’action locale qui offre une cartographie des enjeux de biodiversité à l’échelle du territoire.

Dans le cadre de cet atlas, retrouvez sur cette page quelques espèces emblématiques de Val-d’Aigoual, photographiées et présentées par Clément Grayssaguel qui les publie sur le compte Instagram de la commune.



Chouette hulotte

Strix aluco

La chouette hulotte, ou chat-huant, est un oiseau appartenant à l’ordre des strigiformes, qui regroupe les rapaces nocturnes. Elle est la plus commune de nos chouettes françaises. Pesant 500 grammes en moyenne pour 40 centimètres de hauteur, la chouette hulotte peut être rousse ou grisâtre, et pousse un chant typique et bien connu.

Elle peut avoir un régime alimentaire très diversifié, mais elle se nourrit principalement de petits rongeurs qu’elle chasse à l’affût durant la nuit. Elle peut être la proie du hibou grand-duc, de l’autour des palombes, ou de la martre qui vient s’attaquer aux jeunes dans le nid. Le nid qui est d’ailleurs créé dans des cavités de vieux arbres dont on peut vérifier l’occupation grâce aux pelotes de réjections qui tombent au pied de ces derniers.

Les chouettes et hiboux ont une excellente vue et une excellente ouïe. Les oreilles cachées sous le plumage, sont placées asymétriquement sur la tête. L’oreille gauche est située plus haut que celle de gauche, ce qui lui permet de mieux positionner sa proie dans l’espace. Pour accentuer sa précision, les strigiformes possèdent des disques faciaux qui servent d’entonnoir et permettent de concentrer le son et la lumière.

Contrairement aux croyances, le hibou n’est pas le mâle de la chouette. Ce sont deux groupes d’animaux différents. On reconnaît le hibou aux aigrettes qu’il a sur la tête, qui ne sont d’ailleurs pas des oreilles. On ignore encore le rôle de ces extensions plumeuses.

La population de chouette hulotte est assez stable, et l’espèce n’est pas considérée comme menacée.


Couleuvre vipérine

Natrix maura

La couleuvre vipérine vit le long des cours d’eaux. Elle passe la plupart de son temps dans l’eau à chasser des poissons ou des amphibiens. Elle ne sort que pour prendre le soleil. La femelle peut atteindre 1 mètre de longueur.

Comme son nom l’indique la couleuvre vipérine est souvent confondue avec la vipère aspic. En effet les deux possèdent des motifs dorsaux formant parfois un zigzag. De plus, lorsqu’elle est apeurée, la couleuvre aplatit sa tête, ce qui lui donne une forme triangulaire, similaire à celle des vipères. Malheureusement cette ressemblance lui coûte cher puisqu’elle est très souvent tuée alors qu’elle est parfaitement inoffensive.

Les couleuvres (dont le venin est inoffensif) se reconnaissent par des pupilles rondes et des grandes écailles sur la tête. Les vipères ont des pupilles fendues et des petites écailles sur la tête.

Depuis le 11 février 2021, tous les serpents de France métropolitaine sont protégés, même la vipère aspic. En effet, aucun mort par morsure de vipère n’a été recensé depuis 2003, les attaques restent très rares et sont souvent provoquées lorsque l’on tente de tuer l’animal. Le meilleur comportement lorsque vous croisez un serpent est de le laisser fuir, dites-vous qu’il a sûrement plus peur de vous, que vous vous ne pouvez avoir peur de lui !


Criquet de l’Aigoual

Chorthippus saulcyi algoaldensis

Le criquet de l’Aigoual est une sous-espèce endémique du Sud du Massif central. On peut l’observer principalement dans l’Ardèche, la Lozère et le Gard, et notamment dans la commune de Val-d’Aigoual !

Comme tous les criquets, le criquet de l’Aigoual appartient aux orthoptères (qui ont les ailes droites par rapport au corps). Sous ce nom un peu particulier on retrouve la famille des sauterelles, la famille des grillons et celle des criquets aussi appelés caelifères. Ils sont caractérisés par des antennes plus courtes et épaisses que celles des sauterelles ou des grillons.

Chez le criquet de l’Aigoual, le mâle a une couleur bleu pâle et des fémurs possédant deux bandes sombres. Mais il est surtout reconnaissable par le contraste entre ce bleu pâle, sa face inférieure jaune et ses tibias rouges comme on peut le voir sur cette photo.

Étant une espèce endémique du sud du Massif central, qui vit donc exclusivement dans ces milieux, ce criquet est dépendant de ces derniers et nécessite une vigilance particulière. Dans l’Atlas de la biodiversité communale de Val-d’Aigoual, il est classé dans les espèces patrimoniales. Ce sont les espèces qui sont menacées ou qui représente un intérêt symbolique ou scientifique.


Genette

Genetta genetta

La genette est un mammifère carnivore souvent inconnu du grand public. Une méconnaissance qui s’explique facilement par son activité strictement nocturne qui la rend difficilement observable. Sans piège photo, il est même quasiment impossible de détecter sa présence. Seul un crottier, site qui peut avoir un rôle social important où la genette fait ses besoins, permet d’affirmer sa présence. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la genette n’est pas un félin, elle appartient à la famille des Viverridés.

On peut s’étonner de voir cet animal exotique au pelage d’hyène, au museau de renard et aux courbes de chat se balader dans nos régions. En effet, originaire d’Afrique du Nord, la genette aurait été introduite puis domestiquée en Europe au temps des romains pour protéger les récoltes contre les rongeurs. En éliminant ces derniers, elle a beaucoup aidé à limiter la peste durant le Moyen Âge. Longtemps rivale avec le chat au titre d’animal de compagnie, son odeur musquée a fini par lui faire perdre sa place. Elle a quitté les châteaux laissant sa place au chat, retournant dans la nature, au point que beaucoup l’ont oublié.

La genette se nourrit majoritairement de petits rongeurs (mulot sylvestre principalement), de petits passereaux, ou de petits arthropodes, mais elle peut aussi compléter ses repas par des baies ou des fruits. Étant plus farouche que la fouine ou le renard, la genette ne s’approche pas des habitations humaines et s’attaque donc très peu aux animaux de basse-cour, sauf en cas de famine exceptionnelle. En ce sens, l’animal ne peut être considéré comme nuisible. Il a pourtant longtemps été chassé pour sa fourrure.

Aujourd’hui, la genette est une espèce protégée. On la retrouve sur le territoire du Parc national des Cévennes dans des habitats forestiers, principalement dans les vallées avec de gros châtaigniers et des crêtes rocheuses.


Hérisson commun

Erinaceus europaeus

Le hérisson commun est une espèce de micromammifère nocturne européen. Cet animal est un opportuniste, il peut se nourrir de limaces, d’escargots, d’insectes ou de vers, qu’il repère grâce à son très bon odorat. Durant son hibernation, le hérisson peut perdre la moitié de son poids, et 20 °C de chaleur corporelle. Il n’a que deux grands prédateurs naturels par chez nous, le blaireau et le hibou grand-duc qui sont les seuls capables de percer son armure de piquants.

Le juvénile ne porte pas de piquants à la naissance. En quelques heures, il se recouvre d’une couche de pics blancs souples qui laisseront leur place 3 semaines plus tard à des piquants bruns. L’adulte porte entre 5 000 et 7 500 piquants, qui sont en réalité des poils. Tout comme les nôtres, ils sont composés de kératine, ils poussent à partir d’un bulbe, peuvent tomber et repousser. En revanche, ceux du hérisson sont creux et striés ce qui les rend résistants. Les bulbes à la base des piquants jouent le rôle d’amortisseur et empêchent les piquants de lui rentrer dans la peau. Ses poils sont contrôlés par des muscles dits « horripilateur », qui lui permet de se dresser et de se protéger. Chez nous ces muscles sont responsables de la chair de poule, mais chez le hérisson le mouvement de ces muscles est contrôlé ce qui lui permet de hérisser ses piquants quand il se sent en danger et qu’il se met en boule.

Ce mammifère est menacé par les activités humaines. Les principales causes de mortalité de cette espèce sont les pesticides et les accidents de la route. Il est protégé en France depuis 1981. Pour protéger à notre échelle ce petit animal de nos jardins, la première chose à ne pas faire est de le nourrir, n’oubliez pas que c’est un animal sauvage. On peut aussi limiter au maximum l’usage de pesticides qui vont l’intoxiquer, et clôturer nos piscines dans lesquelles il peut se noyer. Bien que l’on ait des connaissances détaillées du hérisson, on retrouve étonnamment peu d’observations dans les grands parcs naturels comme celui des Cévennes.


Lézard vert occidental

Lacerta bilineata

Le lézard vert occidental (ou lézard à deux raies) est le deuxième plus grand lézard de France après le lézard ocellé. Il peut mesurer jusqu’à 40 centimètres de long, dont deux tiers de queue. Les colorations sont très variables chez cette espèce. Le mâle à le dos vert vif ponctué de noir et la gorge bleue. Cette couleur s’intensifie durant la période d’accouplement. La femelle a un dos moins coloré (vert ou brun) avec souvent des motifs formant deux bandes claires. D’où son nom latin bilineata, qui signifie deux lignes.

Le lézard vert hiberne à partir du mois octobre. À la fin de l’hibernation, commence presque directement la période de reproduction. Les mâles vont s’affronter pour s’accoupler avec les femelles. Très rapidement les femelles vont pondre leurs œufs, et au bout de 1 à 2 semaine des jeunes mesurant déjà 10 centimètres vont éclore.

Il peut fréquenter différents habitats, tant que ceux-ci lui offrent une protection face aux prédateurs (souvent des végétations basses où il peut se camoufler) et un accès à la lumière. Les lézard sont des animaux ectothermes. C’est à dire qu’ils ne génèrent pas eux-mêmes leur chaleur corporelle, ils sont donc dépendants des températures environnantes et de l’insolation.

On retrouve ce lézard dans le Sud-Ouest de l’Europe et dans presque toute la France sauf au Nord-Est. En France, comme tous les reptiles et les amphibiens, il est protégé depuis l’arrêté du 8 janvier 2021.


Mante religieuse

Mantis religiosa

La mante religieuse doit son nom à la position de ses membres antérieurs qui rappelleraient une position de prière. Mais détrompez-vous, celle-ci n’est pas croyante pour autant ! C’est un excellent prédateur. Avec sa variété de couleurs entre le vert et le brun foncé comme ici, qui peut légèrement se modifier au cours des mues, la mante peut se camoufler dans tous les milieux buissonnants.

Sa forme très longitudinale accentue aussi son camouflage. Tout cela fait de la mante un spécialiste de la chasse à l’affût. Elle se fige sur un perchoir et, grâce à des mécanorécepteurs qui captent les vibrations de l’air produites par un insecte volant, la mante déploie ses bras tels des crochets au bon moment pour attraper sa proie.

Un célèbre comportement de cet insecte solitaire est celui de la femelle qui dévore le mâle après, ou même pendant la copulation. En réalité, les études ont prouvé que ce comportement n’est pas systématique. En conditions naturelles le mâle n’est dévoré que pour un tiers des copulations recensées. Pour les deux tiers restants, c’est le mâle qui réussirait à prendre le dessus et à la forcer à s’accoupler en attaquant la femelle par surprise.

Le mâle mesurant généralement deux à trois centimètres de moins que la femelle, il préfère ainsi attaquer par surprise pour maximiser ses chances de survie, car il sait que la femelle si elle le peut, le dévorera. Dévorer le mâle est un précieux gain de temps et d’énergie. En effet le mâle constitue un apport protéique supplémentaire pour la femelle, qui l’aidera à porter ses œufs.

Les recensements de cette espèce sont peu nombreux sur Val-d’Aigoual.


Moro-Sphinx

Macroglossum stellatarum

Le Moro-Sphinx, appelé aussi le Sphinx Colibri, est un lépidoptère (papillon) diurne de la famille des Sphingidae. La forme finale, appelée aussi imago, de ce papillon est trapue, avec des ailes antérieures brunes et des ailes postérieures orangées. Il dispose d’une longue trompe de 3 centimètres pour butiner. Cette longue langue a d’ailleurs donné le nom à son genre Macroglossum qui signifie littéralement : longue langue.

Le Moro-Sphinx est un insecte migrateur. Son aire de répartition englobe l’Europe, l’Asie et l’Afrique du Nord. Durant l’hiver on peut le retrouver dans les zones tempérés et chaudes, et en été on peut le retrouver quasiment partout. En Europe on peut le voir voler d’avril à octobre.

Ce papillon est aussi connu pour sa faculté à butiner en vol stationnaire. Ce vol est l’un des plus rapides et précis chez les insectes. Avec une vitesse de croisière de 40 kilomètres par heure en battant des ailes 80 fois par seconde, il peut atteindre 50 kilomètres par heure en vitesse de pointe. Ce vol stationnaire fonctionne comme celui du colibri. C’est un exemple parfait de « convergence évolutive ». Ce nom barbare signifie qu’un caractère ou un comportement est apparu indépendamment dans deux lignées différentes, et par conséquent qu’il n’est pas hérité d’un ancêtre commun.

Cette espèce ne dispose pas de statut de protection particulier et n’est pas non plus menacée. Vous pourrez l’observer butiner à peu près partout dans la commune de Val-d’Aigoual.


Petit rhinolophe

Rhinolophus hipposideros

Le petit rhinolophe est un mammifère de l’ordre des Chiroptères, autrement dit de la famille des chauves-souris. Il pèse entre 3,5 et 7 grammes et mesure entre 3 et 5 centimètres. Il est reconnaissable grâce à sa feuille nasale en fer à cheval. Cette feuille nasale est une structure qui s’insère autour des narines et qui permet de concentrer les ultrasons en un faisceau qui est ensuite orienté par des mouvements de tête. En effet toutes les espèces de la famille des rhinolophes émettent des sons par le nez contrairement aux autres microchiroptères qui les émettent par la bouche.

Comme les autres chauves-souris, le petit rhinolophe se déplace en volant grâce à une membrane de peau nommée patagium qui est supportée par des doigts hypertrophiés (hyper développés). Il se nourrit de petits insectes comme les moustiques en volant.

Autrefois elle était l’une des chauves-souris les plus importantes d’Europe, elle est aujourd’hui grandement menacée. Ses populations ont connu un grand déclin suite à la destruction de ses habitats de chasse, à la perte des habitats d’hibernations (fermeture des caves et greniers) et à la pollution lumineuse. De plus la femelle donne naissance à un seul petit par an (en juin) et pas tous les ans. Le taux de recolonisation est donc très bas.

L’espèce est protégée et est classée comme espèce patrimoniale dans l’atlas de la biodiversité de Val-d’Aigoual. La commune fait un effort pour limiter la pollution lumineuse. Un moyen qui permettrait de protéger davantage le petit rhinolophe ainsi que les autres chauves-souris, serait la construction de chiroptières, appelé aussi gîte à chauves-souris. Laisser un fin passage ouvert dans les bâtis peu utilisés comme les greniers, anciennes maisons forestières, ou caves, permettrait aussi de recréer des lieux d’hibernations.


Renard roux

Vulpes vulpes

Le rut chez le renard a lieu de la mi-janvier à la mi-février. Durant cette période, les femelles vont appeler les mâles par des glapissements. Ces messieurs vont alors traverser de longues distances (jusqu’à 6 kilomètres) pour trouver une femelle. Une fois que le mâle a trouvé sa femelle, il se met à la suivre partout, en espérant empêcher sa conquête de se reproduire avec un concurrent. Il guette ainsi en attendant les 3 seuls jours de l’année où la femelle est propice à la fécondation, c’est l’œstrus. 55 jours après l’accouplement, entre mars et mai, la femelle mettra bas dans un terrier qu’elle aura au préalable choisi et aménagé (souvent un ancien terrier de blaireau).

Les jeunes naissent aveugles, ils ouvrent les yeux au bout d’une dizaine de jours. Yeux qui sont alors bleu-gris, et qui vont progressivement migrer vers le brun les premières semaines. Dans une portée, le nombre moyen de renardeaux est entre 3 et 6. Mais ce chiffre peut varier à la hausse ou à la baisse en fonction de la disponibilité en nourriture, des perturbations et de la population locale de renards. Il faut être vigilant durant cette période. Au moindre danger, ou à la moindre perturbation près de son terrier, la mère peut décider d’abandonner son terrier et de déménager la portée.

Le renard a eu pendant très longtemps et encore aujourd’hui, une mauvaise réputation. Considéré comme nuisible, pour les dégâts qu’il occasionne sur les animaux de basse-cour, et les maladies qu’il pourrait transmettre, le renard est victime de quelques idées reçues. Autrefois vecteur de la rage, la maladie a disparu chez le renard en 2001 après une grande campagne de vaccination. En revanche, au même titre que nos chiens et chats domestiques, il est bien un vecteur de l’échinococcose alvéolaire. Une maladie véhiculée par un parasite qui s’attaque au foie. Des gestes d’hygiène simples comme se laver les mains, ou ne pas manger les fruits qui poussent près du sol qui pourraient être contaminé par des excréments de renard, permettent de limiter sa propagation.

Sur un autre front, le renard pourrait être un grand allié face à la maladie de Lyme. Une maladie transmise par un ver parasite porté initialement par des rongeurs, qui est ensuite transmise aux tiques durant la morsure. Ce sont ces tiques qui le transmettront ensuite à l’homme. De récentes études ont montré que, plus les renards sont présents dans les forêts, moins les tiques sont vectrices de la maladie (jusqu’à 20 fois moins de tiques infectées). Et pourquoi cela ? Et bien car, en présence de leur prédateur, les rongeurs sortent plus rarement et entrent moins en contact avec les tiques qui se rabattent alors sur d’autres espèces comme les oiseaux, mais qui ne sont pas porteuses du parasite.


Vipère aspic

Vipera aspis

La vipère aspic appartient à la famille des Viperidae. On le détermine aisément avec sa pupille jaune fendue verticalement. Elle vit dans les milieux broussailleux où elle peut trouver des abris dans les rochers et des zones d’ensoleillement. Cette espèce est principalement diurne (qui vit le jour) et est active entre février et novembre. Ces serpents sont solitaires et ne se rencontrent que durant la période de reproduction au printemps.

Cette espèce peut ingérer des proies qui sont 4 fois supérieures à la taille de sa tête car la mâchoire supérieure et inférieure sont reliées par des tendons élastiques. Elle se nourrit principalement de micromammifères, de lézards et d’oiseaux qu’elle va digérer quasiment entièrement grâce aux puissants sucs digestifs de son estomac.

La denture des Vipère est dite Solénoglyphe. C’est-à-dire que les crochets à venin, sont mobiles et placés en avant de la bouche. Au repos, les crochets sont repliés vers l’arrière, et ils se relèvent lorsque la gueule est ouverte. Une glande à venin est reliée à ce crochet par un petit canal, permettant d’injecter le venin profondément dans sa proie.

La vipère aspic est protégée en France. Menacée de par la destruction de son habitat, elle est aussi souvent tuée par l’homme qui est abusivement effrayé par sa morsure. En réalité, ce serpent est peu agressif s’il n’est pas dérangé. Son venin lui sert d’abord à la chasse avant de se défendre. Il aura tendance à mordre uniquement s’il se sent en danger. Si malheureusement vous vous faites tout de même mordre, restez calme, essayez de prendre une photo du serpent qui vous a mordu et rendez-vous à l’hôpital le plus proche où le personnel médical saura quel anti-venin vous donner.

On la retrouve sur l’ensemble du Parc national des Cévennes. À Val-d’Aigoual vous pourrez principalement la trouver dans les milieux broussailleux sur les hauteurs. Celle-ci a été trouvée proche du sentier des 4000 marches.