Les Balcons de l’Aigoual, voie de découverte et parcours Land Art

Les nouvelles installations pour 2020 et 2021

Depuis bientôt 10 ans, la Filature du Mazel, fabrique artistique dans la haute vallée de l’Hérault, met en place des projets culturels de territoires soutenus par la Communauté des Communes Causses Aigoual Cévennes Terres Solidaires.
Une fiche technique a été proposée par le Parc national des Cévennes aux artistes afin qu’ils créent des œuvres d’art respectueuses de l’environnement et de la réglementation en vigueur en zone « cœur de parc ».
Ce projet s’inscrit dans la mise en place du «Pôle nature 4 saisons » qui veut faire de ce site un lieu ou il fait bon s’arrêter tout au long de l’année.
Le parcours Land Art réalisé par la Filature du Mazel est accompagné par Paula Anke pour la direction artistique et eDline pour l’expertise artistique et technique, deux artistes d’une collaboration indispensable.

  • 7 projets d’artistes ont été sélectionnés parmi les 55 dossiers reçus.
  • 2 œuvres à l’échelle du paysage par Fiona Paterson et Donald Buglass en binôme et Yoann Crépin.
  • 5 œuvres à taille humaine par Guth Joly, le Collectif des Articulteurs, Fabrice Pressigout, Xavier Rèche et Marie–Hélène Richard.

Les balcons de l’Aigoual en vidéo

Les Balcons de l’Aigoual en images

Les œuvres en détail

1. L’Orée / Yoann Crépin

C’est en traversant la voûte qu’on entre sur la voie. Cette œuvre est réalisée entièrement à partir de bois mort. Elle se veut bienveillante et réconfortante à l’égard de ses hôtes comme un oiseau construirait son nid. Cette structure qui ouvre sur le paysage invite à l’habiter et à le vivre pleinement.
Yoann Crépin est à la recherche d’une alliance entre deux créativités : humaine et naturelle. « Laisser l’homme s’exprimer à travers la nature et réciproquement laisser la nature s’exprimer à travers l’homme ». Les réalisations évoluent dans le temps, elles s’inscrivent dans le paysage. Ses œuvres sont confectionnées à partir des éléments naturels caractéristiques des lieux, elles tendent à fusionner et à interagir avec l‘environnement.
Des parties d’entre elles sont éphémères, et c’est la photographie et la vidéo qui témoignent de leurs existences et qui donnent une seconde vie à l’ouvrage. La  photographie révèle l’œuvre à son zénith : lorsque l’osmose entre l’œuvre et son environnement est la plus significative. Né en 1983, Yoann Crépin vit à Saint-Rémy de Provence. Il est artiste autodidacte, après des études en ébénisterie et gestion des eaux et forêts. Inspiré par le Land Art il réalise des œuvres dans la nature depuis 2005 et il participe à des événements artistiques régionaux et nationaux. Beaux-Arts Magazine publie un article en juillet 2014 et une page en juillet 2016. «La Porte de la Pluie» est une installation permanente à la Maison du Parc naturel régional des Alpilles.

2. Bassin versant / Xavier Rèche

Cette œuvre, par son implantation et son nom, évoque la ligne de partage des eaux Atlantique/Méditerranée toute proche. Une « embarcation », réduite à la structure de sa charpente en suspens, s’incline dans la direction des eaux de ruissellement. Elle souligne dans le paysage local les traces des premières ramifications d’un immense réseau hydrographique et suscite l’image d’un monde méditerranéen et maritime au-delà de l’horizon visible.
Xavier Rèche vit et travaille à Bordeaux et dans le Tarn-et-Garonne, il enseigne et réalise des œuvres de grandes dimensions.
Sa démarche procède d’une « exploration des alentours »: observer les propriétés d’un paysage, composer avec l’imaginaire du lieu et ses perspectives narratives, par des installations ponctuelles d’œuvres souvent éphémères. Dans une série de propositions récentes, il réalise des constructions auto-tendantes. Celles-ci consistent en l’équilibre de forces de tension et de compression dans des structures composées.
Ces œuvres légères et souples dont les mouvements semblent figés dans l’instant d’une implosion ou d’une dispersion, renouvellent sa pratique de la sculpture ainsi que sa sensibilité vis-à-vis des paysages qui en sont les terrains d’exploration.

3. Tout là-haut / Guth Joly

Tout là-haut… pour toucher les nuages, se sentir oiseau…Ces échelles sont des œuvres, elles sont là pour supporter vos pensées et vos rêves, pas votre poids, même si vous êtes un enfant léger.
Le travail de Guth Joly s’enracine dans la difficulté de dire, elle est obsédée par l’inaperçu, qui n’est pas dans notre champ visuel, ce que nos sens ont du mal à percevoir. Ce sont ces petits riens, ces brindilles, ces arbres disparus, ces petites gens sans importance, c’est l’inaudible, le difficile à saisir.
Ses œuvres se construisent à partir de ces imperfections. Elle crée avec des matériaux glanés, des bricoles en bois, de l’éphémère.
L’artiste interroge les différentes dimensions de la réalité. Elle scrute avec acharnement ce qui s’échappe et ce qu’elle arrache à l’invisible pour l’offrir au spectateur.
Guth Joly a étudié aux arts décoratifs de Limoges. Elle a publié des livres, réalisé des documentaires, des installations et des peintures. De plus en plus, ses créations s’installent dehors. Le temps continue son œuvre. Elle ne cherche pas la destruction mais la transformation. Ses installations invitent à regarder autour, à prendre conscience du sol, de l’arbre et de notre place au milieu d’eux.

4. Les Vigies / Douce Mirabaud

Dans cette clairière, des branches mortes sont élevées en tas, dans des formes sans apparence ou géométrie particulière comme une armée silencieuse et patiente. Des volumes hybridesentre abri,vigie ou menhir étrangehabiteraient ce sous-bois comme des fragments de l’ADN du Mont Aigoual.

Installée en Bretagne, Douce Mirabaud réalise des installations en land art et dans une recherche plus intime crée aussi des sculptures totémiques. Topographie et histoire du lieu sont les thématiques centrales de ses installations. Qu’elles se réalisent au cœur des villes, dans des friches industrielles ou dans des milieux ruraux isolés, ses œuvres oscillent entre architecture, formes paysagères et organiques. Le processus de son travail étant in situ, ses installations existent en tant que pièce unique.

5. Assise / Marie-Hélène Richard

Un banc de bois et de branches dont le dossier s’affine et s’élève vers le ciel comme pour redevenir arbre, s’asseoir et admirer une vue choisie par l’artiste. Le paysage est sublime. La pause est aussi bien physique que mentale. Les chemins ouvrent loin des villes la voie à un autre rythme, à une autre vision de la vie où les pierres, les arbres et les ciels omniprésents font partie de l’expérience physique du face à face avec la nature.

Marie-Hélène Richard intervient dans le paysage avec un travail in situ.
Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 1989, sa démarche est inspirée du Land Art de Nils Udo, de l’Arte Povera de Guiseppe Penone, et du minimalisme de François Morellet.
Elle va laisser le travail d’assemblage en atelier pour des grandes installations éphémères empreintes de légèreté et de poésie. Utilisant une grande variété de matériaux, les œuvres de Marie-Hélène Richard sont identifiables à la confrontation douce de l’artificialité et du naturel. Leur mise en espace joue avec l’apesanteur, semble arrêter le temps pour environner le spectateur.
Deux paramètres initient chacune de ces recherches artistiques : le lieu qui crée un contexte, et le temps avec la notion de durée de l’œuvre, qu’elle soit brève ou longue. L’artiste installe entre le site et l’œuvre un dialogue suscité par l’environnement, un usage, l’Histoire ou un élément de l’architecture remarqué au moment du repérage, et c’est toujours l’idée d’espace que l’on retrouve.
Elle a réalisé de nombreuses œuvres en France et à l’étranger, en Italie, Suisse, Pologne, Tchéquie, Allemagne, Andorre et
au Japon. Récemment, l’artiste a participé aux expositions « Grandeur » à La Haye (Pays-Bas) dédiée à la sculpture monumentale
française, « À l’ombre d’Eros », au monastère royal de Brou et à « In Situ, Patrimoine et Art contemporain » en
investissant l’Hôtel Flottes de Sébasan à Pézenas. En 2017, « Rêver l’Erdre » pour la Ville de Nantes.
Voir le timelapse de la réalisation de l’oeuvre en video

6. Équilibre précaïrn / Aurélien Dupuis

Hommage aux cairns balisant le chemin des randonneurs, les empilements de roches d’Aurélien Dupuis se jouent de la gravité et trouvent leur stabilité à la gîte comme par magie. Éprouvant cette tension entre masse et verticalité, dérangeant les lois fondamentales de la physique, ils troublent le promeneur. Les monticules s’élèvent dans une direction perpendiculaire à la pente. Par relativité, c’est alors le paysage entier et le spectateur qui s’en trouvent penchés.

Aurélien Dupuis, photographe et plasticien, imagine un réel plus qu’il ne le chronique ou ne le sublime. Il promène sa sensibilité entre image et matérialité du monde. Ses productions construisent une narration fantaisiste et effrontée qui recherche son équilibre entre cohérence et hyperréalisme.

Diplômé de trois écoles d’art – Estienne, Olivier de Serres et Les Gobelins en graphisme, design et photographie – Aurélien Dupuis – qui ne saura jamais choisir une spécialité – tente d’assouvir son besoin inextinguible et simultané de représentation et de fabrique. C’est en transférant un savoir-faire photographique – sens du cadrage et qualité de la composition –, un goût du détournement et du décalage dans l’objet, que l’artiste projette ses sculptures et ses maisons portables. Un travail en miroir qui met sens dessus-dessous le réel. Une photographie qui capte un monde mental et un objet artistique à la limite du possible.

7. Couchés dans l’herbe / Fabrice Pressigout

Huit personnages de taille humaine.
De loin, un amas de bois et de pierres, plus proche, on dirait des humains allongés, le regard tourné vers le ciel. Tout près, ce sont bien des bouts de bois et des pierres qui forment cette famille immobile. L’installation invite à s’allonger dans l’herbe, à observer les nuages, les insectes, à prendre le temps de ne faire qu’un avec la nature et à s’adonner à la « paréidolie » (voir des formes humaines ou animales dans des objets animés les nuages… ou statiques arbres, rochers…).
Après des études aux Beaux-Arts d’Angoulême et de Caen, Fabrice Pressigout s’oriente vers la décoration et la scénographie d’exposition, puis le cinéma et le théâtre. Depuis une vingtaine d’années, il expose ses sculptures et des installations Land Art.
Le détournement d’objets s’impose systématiquement dans le travail de Fabrice Pressigout, que ce soit des objets naturels ou manufacturés. Il leur donne un sens nouveau et décalé mais sans faire disparaître complètement leur fonction originelle. L’artiste cherche souvent à faciliter l’approche de l’œuvre par l’humour. Le spectateur est invité à s’interroger sur ce qui se cache derrière les évidences, sur les illusions, la société de consommation et son rythme effréné, sur l’intérêt de prendre du temps pour apprécier ce qui nous entoure, s’émerveiller de petits riens, prendre conscience des forces néfastes face à la fragilité de notre planète.
L’artiste appelle la nature « son magasin et son stock inépuisable » qui lui réserve depuis toujours des trésors qu’il emprunte et qu’il partage à son tour.

8. Cellule / Marie Gueydon de Dives

L’œuvre Cellule est une architecture naturelle et une réalisation artificielle qui représente un passage entre les mondes intérieur et extérieur. Poser ou opposer en interrogeant les notions de limite, de porosité et d’ouverture.

Cette installation « dialogue directement avec le monde de la nature par les matériaux utilisés et par l’emploi limité de techniques autres qu’artisanales. L’artiste convie le spectateur à faire l’expérience significative d’espaces surprenants, de matériaux bruts, d’odeurs pénétrantes, qui ouvrent de nouveaux axes de réflexion sur la relation que notre civilisation et chacun d’entre nous entretiennent avec la nature. » A.Rocca

Marie Gueydon de Dives questionne les formes et forces qui sous-tendent l’architecture du vivant et la perception que l’homme à de son environnement. Elle créé des œuvres immersives, grand format, qui tissent des liens, des parallèles et des invraisemblances entre matériaux, structures, échelles de perception.

9. Tempus Fugit / Fiona Paterson & Donald Buglass

L’installation est inspirée de cette citation de Louis Joseph Mabire. « Le temps fuit ; la conscience crie;
la mort menace ; le ciel sollicite ; l’enfer gronde ; et l’homme dort ».
Cette œuvre parle à la fois de la courte vie sur Terre et du temps qui s’écoule pour la planète. Les saisons passent et nous continuons à détruire et à polluer la Terre.
« Combien de temps avant que tout soit perdu et qu’il soit trop tard pour réparer ? »
Fiona Paterson a toujours été fascinée par des textures, les effets des éléments et du temps qui passe sur le bois ou les objets métalliques. De son enfance au Zimbabwe, où le recyclage fait partie intégrante du mode de vie, elle a gardé une implication forte dans cette démarche — en faisant un acte évident et instinctif — , ceci se reflète dans son travail, par sa sensibilité à la nature, aux matériaux naturels et aux paysages.
Donald Buglass est à la recherche de nouveaux défis. Cette inspiration fait partie intégrante de sa démarche qui se veut unique et ses créations ne font que peu référence à des précédents dans l’histoire de l’Art.
Fiona Paterson est née et a grandi au Zimbabwe. Formée comme graphiste, elle a travaillé dans la publicité et le  design au Zimbabwe et à Londres. Depuis 2003, elle réside en France et se consacre à la peinture et la sculpture. Elle a exposé et travaillé en Europe, en Afrique et en Asie. Plus récemment, son évolution l’a conduite vers le Land Art et l’utilisation de matériaux naturels.
Donald Buglass est un artiste multidisciplinaire originaire de la Nouvelle-Zélande, qui se partage entre la Nouvelle-Zélande et l’Europe. Son travail est spécifique au site, et souvent complètement différent dans le choix des matériaux, du contenu et l’approche du travail précédent. Il a participé à de nombreuses biennales, symposiums, festivals et expositions en Europe, en Asie et en Australasie. En 2017 il participe au Global Nomadic Art Project France 2017.

10. Mesure / Marie-Hélène Richard

Prendre notion de la mesure du temps dans un geste organique.

L’aspect rigoureux de la science est présent dans la régularité des rayures noires et blanches, dans la numération et l’étiquetage. Les formes brutes et la facture primitive de l’œuvre nous renvoient quant à elles à l’animalité, à la force du vent et à la nature qui nous entoure.

De grosse branches assemblées entre elles s’arc-boutent pour soutenir la verticalité de 13 gaules ou jalons.

12 manches à air surmontent les gaules et jalonnent le temps de 10 ans en 10 ans. D’imposantes étiquettes faites de planches de sapin brutes et de corde indiquent la date depuis 1894, année des premières observations météorologiques sur l’Aigoual. La dernière gaule est non plus rayée mais noire, sans manche à air, elle marque la fin des relevés exécutés par l’homme dans ce haut lieu de la météorologie. D’autres étiquettes de même facture portent des mesures record, le nom des personnes qui ont compté pour le lieu.

Les rayures noires et blanches s’inspirent des rayures rouges et blanches des manches à air servant à mesurer le vent et à montrer sa direction, on pense aussi aux bâtons de bord de route dans la neige. La rayure morcèle la forme autant qu’elle la rend présente.

Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 1989, Elle a réalisé de nombreuses œuvres en France et à l’étranger, en Italie, Suisse, Pologne, Tchéquie, Allemagne, Andorre et au Japon.

11. Archéosmart / Marc Limousin

Des empreintes de Smartphones affleurent sur des rochers, tels des fossiles du temps présent qui deviendront des énigmes pour les temps futurs. Ces pierres gravées, à l’instar des cupules et autres témoignages rupestres de la région, nous dévoilent l’histoire révélée dans la matière et résonnent avec cette formule de Malraux : « L’avenir est un présent que nous fait le passé ».

« Mes réalisations d’artiste plasticien se proposent de révéler de nouvelles perceptions du réel, de l’espace, et du temps, comme autant d’invitations à élargir nos propres champs de sensations. »

Artiste plasticien aux pratiques plurielles, hybrides et transversales. Il développe son travail dans les champs de l’art environnemental, des arts numériques, de l’installation, la photo, la vidéo, la peinture, la céramique, la création d’objets et de mobiliers.

12. Les nids / Céline Pialot

Des nids de toute taille parsemé dans la foret.

Diplômée de l’Institut Saint-Luc à Bruxelles en Arts Plastiques option illustration, le dessin est son médium de prédilection. Elle aime raconter des histoires d’où son intérêt de plus en plus prégnant pour la Bande-Dessinée. Depuis une quinzaine d’années elle anime des ateliers d’art végétal pour un public très large, et le rapport de l’homme à la nature est un fil conducteur dans son travail.

13. Arbres feuilles / Alain Bernegger

Les Arbres-feuilles utilisent la structure nervurée pour établir une résonance graphique entre l’arbre et la feuille. Le changement d’échelle joue comme l’écho inversé de cette structure fractale. Au changement de saison, les rameaux dénudés opposeront leur hiver à l’été éternel des Arbres-feuilles.

Immergé dans la nature, l’artiste crée depuis son plus jeune âge, des sculptures éphémères ou durables qui entrent en résonance sensible avec l’esprit du lieu où elles sont réalisées. Monumentales ou intimes les œuvres associent divers éléments naturels tressés, enclavés, enroulés, alignés et réinventent leur rapport à la nature.

14. Gardien des bois / Raphaël Daynié

Cette œuvre symbolise un homme en symbiose avec son écosystème, veillant sur la nature environnante. Dans cette ère de l’anthropocène, l’influence de l’être humain sur son environnement, l’homme façonne et malmène une terre qu’il pense mise à sa disposition. Ce gardien évoque un lien possible, rêvé, dans lequel l’homme se considère comme un élément de la nature, œuvrant pour un développement en étroite union avec son environnement. Ce gardien des bois, dominant la vallée de l’Aigoual, est construit avec les matériaux naturels prélevés sur place, touchant délicatement un arbre encore vivant, comme un symbole.

Raphael Daynié est né dans une famille d’artisans, de musiciens et d’artistes. Il a reçu en héritage le goût des arts et de la construction, sans jamais se restreindre à une pratique exclusive. Initialement formé aux métiers du bois, puis aux métiers d’arts avec un DMA de laque, il a régulièrement fait des allers-retours entre création artistique et artisanale, en suivant ses envies et ses projets. Après une formation de construction bois, il a obtenu le diplôme des métiers d’arts à l’école Olivier de Serre à Paris.

Partenaires

Le Météosite
Le Parc national des Cévennes
L’Office national des forêts
Le pôle Nature 4 saisons
L’Office de tourisme Mont Aigoual Causses Cévennes
La Filature du Mazel

Le projet des Balcons de l’Aigoual

L’Aigoual et le sommet de l’observatoire forment un symbole de l’interaction de l’homme avec la nature.
Ici, des artistes mettent en scène la rencontre entre le public et les phénomènes climatiques et naturels du lieu. Le Land Art met l’artiste face à des conditions climatiques difficiles lors de la réalisation. Les œuvres évolueront donc, forcément, dans le temps.
L’art qui s’insère dans la nature se comprend en opposition avec l’art du marché et institutionnel. Cette discipline revient à une source essentielle de la création artistique: l’observation et l’inspiration par la nature. Ce parcours permet de traverser des ambiances et des lieux différents. Les installations Land Art ponctuent le cheminement ainsi que des haltes aménagées. Dans le sens de la montée, l’itinéraire est accompagné par une ouverture progressive du paysage, jusqu’au panorama exceptionnel du sommet. Aujourd’hui, nous ajoutons aux défis qu’impose l’Aigoual une dimension artistique.

Bonne balade, prenez le temps et laissez-vous imprégner par la nature et ce qu’elle inspire aux artistes.

Infos pratiques sur les Balcons de l’Aigoual

Comment y accéder

  • Garez-vous sur le parking de la Station de Prat Peyrot : lien de géolocalisation
  • Pour accédez à la première oeuvre, un panneau bleu (comme l’affiche) indique le lieu qui se trouve dans le virage en amont du parking : lien précis de géolocalisation pour la 1ère oeuvre
  • Poursuivez sur 150m et revenez sur la route pour suivre la voie de découverte D269
  • Les œuvres ponctuent le parcours de 5km en pente douce. La voie de découverte est accessible en vélo, poussette, trottinette, etc.

Compter 2h à 2h30 en prenant le temps.

Plus d’infos à propos du parcours Land Art

Consultez la description complète du projet sur le site de la Filature du Mazel : www.lafilaturedumazel.org

Revue de presse en ligne à propos des Balcons de l’Aigoual

Sur le Blog de Stéphane CERRI (journaliste, responsable de la page Loisirs des éditions gardoises de Midi Libre)

Emission sur France Bleu (à écouter), 2mn

Photos noir et blanc de Felix BROEDE

Les Balcons de l’Aigoual figure parmi les Parcours d’art contemporain dans l’espace public été 2018, site du Ministère de la culture: à lire

Et aussi

Animations Land art

Par l’atelier des Monts Brumeux